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Angers, le 17 septembre – Attendu avant l’été, le rapport sur l’avenir des forêts de la députée Anne-Laure Cattelot est rendu public aujourd’hui. Sa publication intervient dans un contexte de redéfinition des politiques forestières face aux enjeux climatiques mais également face à une contestation sociale croissante contre une certaine forme d’industrialisation de la forêt. Notre réaction.

Télécharger le rapport d’Anne-Laure Cattelot

Pour Sylvain Angerand, coordinateur des campagnes de Canopée et porte-parole forêt de la fédération des Amis de la Terre France : « Nous félicitons la députée Anne-Laure Cattelot et son équipe pour la qualité de ce travail, qui par certaines propositions ouvrent enfin le débat. Le problème est que le rapport de force est aujourd’hui totalement déséquilibré avec un Ministre de l’Agriculture qui a repris à son compte tous les arguments productivistes d’une partie de la filière forêt-bois. Le risque est grand que ce rapport et l’indispensable adaptation aux changements climatiques servent simplement d’alibi au gouvernement pour industrialiser la gestion forestière comme l’a été l’agriculture dans les années 1950/190»

Les points forts de ce rapport :

  • L’interdiction des coupes rases au-delà de 2 hectares, sauf raisons sanitaires, est proposée. Si cet encadrement plus strict était mis en œuvre, il constituerait une avancée considérable. Cette proposition fait écho à notre campagne, à la proposition portée Mathilde Panot et 22 députés et aux propositions de la Convention Citoyenne. Toutefois, l’ajout d’une dérogation temporaire et selon les régions montre que le débat reste intense;
  • La création d’un Ministère ou d’un Secrétariat d’État à la Forêt qui pourrait être rattaché au Ministère de la transition écologique et solidaire. Cette proposition, même floue, acte qu’il n’est plus possible que les politiques forestières ne se décident qu’au Ministère de l’Agriculture;
  • La nécessité de créer un nouveau contrat social autour des forêts est reconnu, en associant mieux les citoyens, les élus locaux et les associations à la définition des politiques forestières, notamment localement;
  • Des conditionnalités strictes pour accéder aux aides au reboisement prévues dans le cadre du plan de relance. Négocié pendant l’été directement entre les acteurs de la filière forêt-bois et le Ministère de l’Agriculture, l’absence de conditions à ces aides ouvre aujourd’hui la possibilité de les utiliser massivement pour remplacer les forêts existantes par des monocultures. Pour en savoir plus, lire notre tribune publiée ce jour dans Reporterre.

Les points faibles ou à préciser de ce rapport :

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